Dioxines, benzol,TBT... De quoi se compose une couche jetable?
Une couche jetable est généralement formée de 3 couches:
- celle qui touche la peau du bébé est conçue pour isoler la peau de l'humidité
- la couche intermédiaire est constituée d'un *gel super-absorbant dans un noyau de cellulose.
- la couche externe est imperméable, en polyéthylène ou polypropylène. Elle ne laisse pas respirer la peau.
*Le gel super-absorbant est essentiellement constitué de polyacrylate de sodium, capable d'absorber 80 fois son poids de liquide. Cette substance était présente dans les tampons hygiéniques jusqu'en 1985; elle en a été écarté car cette poudre est associée au syndrome du choc toxique.
Des études plus poussées ont montré la présence de:
- parfum
- d'autres composés d'organo-étains (étain dibutylique et étain de monobutyl)
- benzol (produit désormais considéré comme cancérigène): trouvé dans le gel des couches en 1988 par le magazine écologique allemand Öko-Test
- dioxines et des furanes dans la cellulose et l'enveloppe des couches jetables (en 1989). Leur présence résulte du blanchiment des couches jetables au chlore. 17 dioxines parmi les 200 répertoriées sont considérées comme cancérigènes à long terme ar l'OMS. Elles peuvent être absorbées par la peau et se concentrent dans les cellules graisseuses. Elles sont aussi impliquées chez l'animal dans des dérèglements hormonaux, la baisse des défenses immunitaires, des problèmes de la fertilité.
- TBT (trybutil étain) trouvé par Greenpeace en 2000. Il est absorbé par la peau et peut nuire au système immunitaire de l'homme et endommager son système hormonal.
- toluène
- éthylbenzène xylène
- dipentène
Une couche jetable peut contenir jusqu'à 50 composants différents, qui resteront au contact de la peau de votre bébé pendant plus de 2 ans!
Une étude a mis en évidence des réactions de type asthmatiques chez des souris ayant respiré de l'air en contact avec des couches jetables ("Acute Respiratory Effects of Diaper Emissions", Anderson, 1999).
Aucune étude n'a été réalisée à ce jour pour prouver les effets à long terme des couches jetables. Toutefois, tenant compte des éléments qu'on y trouve, ne vaudrait-il pas mieux appliquer un principe de précaution? Surtout qu'il s'agit de nouveaux-nés et d'enfants en bas âge?
Est-on certain que le profit et le côté “rentable” du commerce des couches jetables n’a pas joué un rôle dans l’établissement de ces normes?
L’érythème fessier du nourrisson, qui est répandu, coïncide avec l’apparition et l’utilisation des couches jetables. Certains bébés peuvent développer des allergies aux produits chimiques utilisés dans la fabrication de ces couches. D’autre part, dans les couches jetables, il y a moins d’air qui y circule et la température à l’intérieur de la couche y est élevée, ce qui devient un terrain très fertile à la prolifération bactérienne. Même lorsqu’ils ont mouillé leur couche, celle-ci semble sèche au toucher. On a donc tendance à changer bébé moins souvent vu la multiplication des dépenses que le changement fréquent entraîne.
Autant savoir!
Un bébé, de la naissance à la propreté, utilisera entre 5000 et 6000 couches jetables.
- Il faut 4,5 arbres pour fabriquer la pulpe utilisée dans les couches jetables, de la naissance à la propreté;
- Il faut une pleine tasse de pétrole brut pour fabriquer le plastique d’une seule couche jetable;
- Une couche jetable met entre 300 et 500 ans à se décomposer;
- Un enfant produira jusqu’à une tonne de déchets en couches jetables.
Plus d'infos?
www.couchelavable.eu
http://blogecoollogic.canalblog.com/
- URL
- http://www.couchelavable.eu
- Created at : 2010-04-15 19:43:58
- Updated at : 2010-04-15 19:45:04