Serge Lama à ... Remouchamps

Volonté, bravoure et passion. C’est la triple révélation qui m’a été offerte, ce dimanche 11 février 2007 à Remouchamps. Dans cette salle exiguë qui ravive en moi bien des souvenirs,  les premières notes de l’accordéon  provoquent un silence complice qui vous donne le frisson.  Puis, enfin les premiers mots d’un Serge invisible qui inquiète le public néophyte, déjà émerveillé. 

Puis il est là, le voilà celui qu’on ne voyait pas.  Les mains s’éveillent chez ceux qui ont déjà compris que là, devant leurs yeux, va naître un moment exceptionnel.

J’observe, je regarde, ébahi, ce chanteur qui dès la première chanson donne le ton d’une  soirée qui restera gravée à jamais dans bien des cœurs.

J’essaie de me remettre en mémoire le concert de Liège en 2006…pour comparer.   C’est incomparable !  C’est exceptionnel. Est-ce peut-être le dernier « accordéonissi-mots » en Belgique, est-ce qu’en ce jour d’anniversaire, l’appétit de tout donner, de se donner, grandi-t-il encore et encore en lui.  Le public discerne la différence.  Il est paralysé pendant les chansons, puis les mains et les cris n’en peuvent plus de se retenir, ils explosent.  Chacune des chansons est une comédie, un dialogue gravés d’une présence et d’une puissance envoûtante.

Les larmes qui me perlent aux yeux, plus d’une fois, me refusent de vouloir paraître imperturbable et tout ardennais que je suis… je flanche.

C’était un festin que cette soirée.  Le menu du jour proposé par le Chef était, certes, un peu condensé dans la quantité, mais la qualité…paradisiaque.

Final tonitruant avec l’incontournable « Je suis malade » suivi du « standing ovation » et bien évidemment, le Joyeux anniversaire dont nous nous sommes fait les promoteurs, mon épouse, deux voisines et moi-même.  L’organisatrice que j’avais informée il y a plusieurs semaines que le 11 févier était un jour spécial pour Serge Lama, avait superbement prévu cadeaux, gâteau et fleurs.  Elle est bien cette … Nathalie, non !

Pas de séance d’autographes, Serge repartait pour Paris directement après le spectacle.  Le temps de passer au vestiaire et sortir de la salle, sa voiture avait disparu.   Comme mon illusion du petit mot sur son recueil de poésie, d’ailleurs.

Mais le cadeau que Serge nous a offert ce soir était les plus beaux petits mots du monde, et tellement amoureux des plus belles notes qui soient !

 

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  • Created at : 2007-03-26 14:59:53
  • Updated at : 2007-03-27 09:05:35